Hola, Hola

Avant de quitter le Pérou, je ne peux que faire éloge du courage des péruviens plus particulièrement ceux croisés dans la sierra, travailleurs et très honnêtes…Respect egalement a tous ces vendeurs et vendeuses ambulants et globalement tous les commercants croises pour qui parfois le temps doit sembler bien long...Je regrette l’absence d’un accueil expressif que j’ai pu trouver par exemple en Colombie…Cela fait toujours plaisir d’avoir un retour à un bonjour, un signe de main ou un sourire…Cela m’a manqué et ce n’est pas en Bolivie que je risque d’avoir un renversement de comportement. Enfin je ne peux aussi leur reprocher leur amour de leur pays et la fierté nationale…Seraient-ils alors racistes ?

Avant de les quitter, j’ai longe le lac Titicaca par le sud en ayant d’un cote le lac et ses petits villages de pécheurs et de l’autre des étendues de prairies dorées fraichement moissonnées et habitées par des moutons, des cochons, des vaches, des lamas. Des beaux villages avec de belles églises, des montagnes aux couleurs ocres ou se fondent les maisons construites dans des matériaux de mêmes tons, un col a 4300 m d’altitude avec une vue imprenable sur 360 degrés sur le lac Titicaca, des flamands roses et des cyclistes avec lesquels j’ai échangé les bons plans touristiques ont mis une touche finale très agréable a ces 4000 km parcourus au Pérou…Autre particularité de cette première partie de route, j’ai pris avec toot s le traversier entre San Pedro de Tiquina et San Pablo de Tiquina, grosse barque en bois qui permet aux bus, camions, et collectivo de traverser un embranchement du lac.. Le passage à la frontière s’est fait sans trop de soucis, sauf à ma sortie du poste de contrôle péruvien ou je me suis retrouvé avec un carnet de vaccination avec le tampon de la fièvre jaune d’un anglais et qu’ au poste Bolivien en m’a demandé de retourner là où la policière me l’a refiler…Normal sauf qu’ il a fallu faire deux fois la queue aux deux postes, heureusement que Francky se lève tôt pour absorber ces imprévus … La première ville bolivienne a été plutôt sympa et se nomme Copacabana, non pas pour sa célèbre plage comme au Brésil mais comme attraction principale le baptême des voitures dont les propriétaires font la queue devant la cathédrale en attendant que leur véhicule décoré soit béni avec un peu d’alcool pour qu’ il ne souffre d’aucun accident tout au long de la vie de son véhicule. Généralement les conducteurs sont accompagnés de leurs familles qui eux vont auprès des Yamanis (guérisseurs traditionnels) et rendent un culte a la vierge noire sur le « le Calvaire ». Entre l’arrosage du capot a la bière, le jet de confettis, les pétards, les cierges et la cire fondue, l’environnement prend cher…Une belle avalanche de déchets s offre aux visiteurs et touristes montant et descendant du Calvaire qui pourtant offre un super mirador sur le lac Titicaca..Ce n’est pas la première fois que je constate que la religion et l’environnement font bon ménage..(ex : Le Gange en Inde). Outre les gros chiens morts rencontres sur les bords de route (ils n’auront pas la joie de me courir après), les déchets sont nombreux, des centaines de plastiques, des sacs éventrés et des odeurs donnent un triste spectacle et fait perdre de son charme au Lac Titicaca et donne un gout carboné aux truites cuites à la plancha au bord du lac.. Enfin avant d’arriver à la Paz, j’ai été entouré de deux chaines de montagnes avec une vue notamment sur l Huayna Potosi et le Lllampu, tous deux culminant a plus de 6000 m d’altitude et accompagne d’un vent de face qui risque de devenir pendant quelques semaines mon pire ennemi.

Ne souhaitant pas vivre le supplice de la circulation en ville, je me suis rendu de El Alto au centre de La Paz en téléphérique. Une nouvelle experience pour toot s apres le traversier et c est avec une belle crote de chien sur le pneu avant que j’ai surplombe la Paz via les lignes rouges et bleues me permettant de surplomber les nombreux marches qui font partie integrante de la vie quotidienne des habitants.  La Paz (capitale la plus haute du monde) est en fait deux villes : El Alto, cite dortoir de paysans ayant quitté leurs terres et la Paz, le centre-ville et ses quartiers d’affaires et résidentiels.

Cote logement, je suis reste à la Casa des Ciclitas, tenu par Christian, ancien cycliste. Des centaines de cyclotouristes sont passés par là. Lors de mon passage, nous etions 11 cyclistes de 8 nationalites differentes.Dans cette maison, on n’y trouve du matériel, des livres, des habits et l empreinte des voyageurs sur les murs comme Francky laissant leurs blogs, citations, des dessins, etc.  On peut passer des heures a tout lire et rêver…En echangeant avec les cyclistes venant du sud, j ai pu affiner mon itineraire...des belles routes en perspectives...

Sur la Paz, après avoir arpenté des km de rues, j’ai enfin trouver un thermomètre et un thermoplongeur pour me chauffer ma tasse de café. Même si je garde un mauvais souvenir de celui acheté en Inde (risque d’électrocution), il me sera bien utile dans les hôtels, campings ou tout lieu public qui me donnera l’occasion de l’utiliser pour une petite pause-café car au Pérou comme en Bolivie ça risque d’être plus complique à trouver…

A defaut de cafe je pourrait toujours me rabattre sur la boisson traditionnelle nommee le mocochinchi : boisson sucree rafraichissante..des peches sechees macerent toute une nuit avec de la canelle..Sinon j ai goute egalement l Api, boisson sucree, epaisse constitue de mais (violet) + cannelle et clous de girofle..Special..

J ai quitte La Paz en reprenant la ligne rouge du téléphérique pour rejoindre El Alto et ensuite me diriger vers le sud-est vers Patacomaya. Un vent du sud-ouest m a bien aide pour cette portion, il me sera défavorable dans bien d’autres occasions. Cette portion de route n’avait rien d’extraordinaire au niveau paysages contrairement à la portion Patacomaya-Sajama. Cette dernière a été beaucoup plus agréable avec des descentes/montées, des rivières asséchées, des formations rocheuses sculptées ocres, des chillipas de Carangas et des camions transportant des containers me rappelant au passage qu’ il y a déjà 6 mois que j’ai pris le départ du Port de Carthagène en Colombie. J’oscille désormais entre 3800 m et 4200 m d’altitude dans l’altiplano bolivien avec des grandes sections sans villages et restaurants. J’ai fait un petit détour par Sajama  m’offrant au passage 10 km de piste très sablonneuse m’obligeant à pousser sur plus de 60% du temps toot’s et ses vertes demoiselles. Un calvaire ! Entre le refus au début de faire appel aux quelques véhicules de passage et celui de les solliciter, j’ai pesté envers moi-même, gueulé et insulté les boliviens sur l’état des « caminos de merdia » pour au final arriver épuisé mais heureux d’être toujours fidèle à toot s comme moyen de locomotion et ce malgré les conditions de circulation…Pourquoi Sajama ? Cela fait 6 mois que je voyage et je voulais m’offrir un petit cadeau en faisant un sommet a plus de 6000 m. Ayant peu de temps, ni de matériel spécifique pour la progression sur glacier, je me suis oriente vers le volcan Parinacota dont je ferai l’ascension avec un guide local du village. Un départ a 3h du mat vers le refuge situé a 5100 m nous a permis d atteindre le cratère en milieu de matinée. Cette ascension rapide a d’ailleurs fait l objet de nombreux commentaires des autres grimpeurs..Francky était à « deux pas » d’être devant le guide… J.  Hormis les quelques touristes vagabondant dans les ruelles de Sajama en attendant de grimper un des trois volcans environnant le village ou se rendant aux eaux chaudes des geysers, Sajama et sa belle église sont déprimants. J’en croiserai beaucoup de ces villages pseudo-abandonnés ou l on croise que rarement les habitants, des petits magasins discrets ou plus souvent des persiennes et portes fermées. Par contre, les infrastructures sportives sont surdimensionnées et surprenantes alors qu’il n y a vraisemblablement pas d effectif suffisant pour monter une équipe de football ou de basket. Apres 3 jours passes sur Sajama, j’ai repris la route en direction des salars. Jusqu’ au village de Caiposa, la piste ondulée et sableuse, les rivières à traverser en gelant mes pieds, les poussières de sable, etc… m’ont donné du fil à retordre et m ont mis a rude épreuve physiquement et psychologiquement. Fort heureusement les rencontres et les soirées ont toujours leurs lots de surprises et de bonheur après des journees difficiles. Elles resteront mémorables…

-          Ma rencontre avec Anour, un cycliste français qui voyage pendant deux mois en Bolivie et Chili, et qui en voyant ces traces de vélo m ont amené à loger dans un petit village chez un couple qui mettra a disposition la chambre de leur fils, nous concoctera un repas et du pain pour le lendemain ;

-          Notre nuit a l hôpital de Cruz de Huaylas, village ou il y a plus de lamas que d habitants. Cet hôpital quasi-neuf ne semblait pas très fonctionnel, pas d’eau, pas de chauffage, matériel neuf mais petite chambre très appréciée par Francky cette nuit-là au regard du vent glacial. Le repas a également été préparé spontanément par un couple a l entrée du village après simplement avoir posé la question de l endroit ou l on pouvait se restaurer…Le père de cette famille était gardien de 80 lamas qui se vendent pour la laine mais aussi et surtout pour la viande (180-200 euros)…

-          Le village de Caiposa ou nous trouverons après avoir fait 3 fois le tour du village, les écoles et le centre de sante un alojamiento discret, et un restaurant improvisé par une vieille dame qui nous a prêché la bonne parole avec des passages entiers de la bible pendant plus d une heure. J y ai mangé un succulent plat de quinoa (4 euros/kg) avec des « œufs a la Ingles » accompagné d’un coca quina, le coca-cola bolivien. C est d ailleurs presque mon plat quotidien quand je trouve un restaurant (entre 1 et 2 euros le repas) ou a défaut avec du riz, et en entrée de la soupe de quinoa, lentille ou de blé. Ces 3 jours passes avec Anour dans ces villages en hibernation (ou la température avoisine les -10 degrés au petit matin), ces magnifiques couchers de soleil, ces rencontres chaleureuses sont sans rappeler la vie difficile des boliviens durant l hiver. Il n y a bien évidemment pas d eau chaude autre que celle chauffée par le feu de bois…Sans anticipation le soir, le matin vous vous trouvez sans chasse d eau, sans eau pour les gourdes, pas de brossage de dent, pas de café…J ai vite appris…. 

Faute de temps et nécessitant un changement de ces freins à disques, Anour m’a quitté a Caipoisa pour se rendre en bus a Oruro. C est donc seul que j ai entrepris la traversée du Salar de Coiposa avec pour objectif d atteindre le village de Licca, point départ pour le Salar d Uyuni. C est avec un peu de stress et une courte nuit que je m élançais vers cette première mer de sel sur 45 km avec comme seul azimut une chaine de montagne située au sud-ouest. Au bout du salar, une piste m’a amené ensuite au premier village nommé Tres Cruces….

Magique, perturbant, et lunaire ont été mes premiers qualificatifs de ces horizons et monticules de sel avec leurs mirages. Je n ai croise aucun véhicule et j ai très vite abandonné les pseudo-pistes pour essayer de garder mon azimut…  Cette absence de bruit (hormis le craquement des vagues de sel sous les pneus de toot s), de végétation et d’animaux offrent des moments privilégiés aux cyclistes en errance sur ces étendues rendues éblouissantes par les cristaux de glace…Avec une moyenne de progression de 20 a 25 km/h sur le salar (j’avais peur d’une force étrange sortant de nul part), il en fut autrement entre le village de Tres Cruces et Licca (Francky rappelle qu’ il est un excellent orienteur et sans l’application maps.me il serait encore en train de faire des patés de sel) en mangeant sa boite de sardines…. Pour les derniers 25 km me séparant de Licca, j’ai mis 4 h et fait fuir plus d un lama avec « ça me broute, ça me broute » ….

Sur Licca, j’ai pris une journée de repos à la résidence Castro que je recommande fortement aux cyclistes et touristes de passage. Le couple propriétaire est très sympa et on n y loge pour 3.5 euros avec un accueil et des services rendus très appréciables. Le village était assez grand pour occuper ma journée…J en ai profite pour faire ma lessive, flâner, bien me restaurer, écrire ce post sur un ordinateur de la municipalité (sans internet) et surtout me reposer pour les 10 jours difficiles à venir  (Sud-Lipez, mon aller-retour Chili –Argentine par le col Sicco via San Pedro de Acatama).

Apres mon séjour a Licca, j’ai mis deux jours pour traverser la plus grande lagune salée d’ouest en est – le Salar d Uyuni. Cette étendue de sel est située à 3 658 m d'altitude. Avec une superficie de 10 582 km, elle constitue le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète. Ses dimensions sont de 150 kilomètres sur 100.

Comme étape intermédiaire, je me suis pose au refuge de l’île d Incahuasi, île de corail d'Incahuasi, couverte de cactus candelabres dont certains sont âgés de 1 200 ans. Impressionnant cette île isolée dans ce désert salé.

Pédaler sur le salar d Uyuni procure de grandes émotions. De Licca jusqu’ a l’île, je n’ai vu aucun véhicule, aussi j’avoue pendant quelques minutes avoir eu un grand moment de solitude et versé quelques larmes «Papa, Maman et les Frangins, vous me manquez ! ». Tout est rentré dans l’ordre, arrivé à destination, j’ai pu faire connaissance d’Alfredo et Ariane, les premiers habitants de ce petit paradis et nous avons assisté après le départ de tous les 4*4 à un magnifique coucher de soleil.

 Je suis actuellement à Uyuni. Les prix appliqués dans cette ville sont deux fois plus élevés qu’ailleurs en Bolivie, la faute aux touristes et au Paris-Dakar…Ce dernier d’ailleurs occasionne beaucoup de dégâts chez les lamas et les alpagas…sans compter l’impact environnemental sur le salar.

Au programme sur Uyuni, visite du cimetière de train et faire mes provisions pour les prochains jours qui s’annoncent difficiles par la nature des routes mais aussi le vent et le froid…Francky est heureux, ça va passer comme une lettre à la poste.

Merci pour vos commentaires, n hésitez pas a me raconter vos vacances et que du plaisir avant la rentrée.

Hasta Luego…Des nouvelles après mon séjour a San Pedro de Acatama…

 

Francky, toot s et ses vertes demoiselles.

 

Ps / désolé pour les fautes d’orthographes et les accents…

  

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